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5e Rencontre algéro-française de l’Agriculture et de l’Elevage : écologie et machinisme agricole post-Covid

« L’écart est énorme entre la faible production agricole et la surconsommation de l’Algérien, celle-ci dépassant même les normes fixées par les organisations mondiales compétentes. »

A tenu à rappeler Mohammed Hadj Henni, vice-président du Groupe de réflexion Filaha Innove (Grfi) et expert en organisation des systèmes agricoles. Pour étayer ces propos, il donnera deux exemples.

Le premier : la consommation du blé, 526 grammes par jour, contre 180 grammes par jour selon les normes de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).

Le second : la consommation du sucre, 30 kilogrammes par habitant par an, ce qui équivaut au triple de la quantité recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (Oms).

Les propos ont été tenus lors d’une conférence intitulée ‘’ l’évolution des affaires dans le secteur de l’élevage (filière lait) et les opportunités de développement des productions animales et végétales’’, dans le cadre de la 5e Rencontre algéro-françaises de l’Agriculture et de l’Elevage, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française (Cciaf), qui se tient aujourd’hui, à Hyatt Regency Hotel, et demain, au Sheraton d’Annaba, et dont Grfi est partenaire, Général Emballage et Numidia, filiale d’Ifri, sponsors.

Lors de la conférence, Mohammed Hadj Henni a également révélé que les 8,5 millions de hectares (ha) de surface agricole utile (SAU), correspondant à moins d’un (1) hectare par habitant, sont insuffisants pour espérer atteindre l’autosuffisance alimentaire. Comme l’une des solutions, l’expert en organisation des systèmes agricoles recommande la bonne exploitation des 40 millions de ha, répartis entre steppes, agriculture de montagne et agriculture saharienne. Aussi, il a soulevé la problématique de l’agriculture au nord du pays, soumise pour assurer le développement escompté, aux contraintes climatiques, aux aléas de la météo et à la mobilisation de la ressource hydrique. S’agissant des zones d’ombre, Mohamed Hadj Henni, à plutôt associer ce terme aux programmes de l’Etat, « ce sont plutôt des zones d’ombre de programmes qu’il faille résoudre. », dira-t-il.

Enfin, il a déclaré que « 30 ans de ‘’tourner en rond’’ doive désormais être banni des actes des pouvoirs publics, que l’emporte-tout doive cesser, et que les politiques agricoles doivent prendre en compte le sociétal, les territoires et les compétences. »

Les intervenants, lors des débats, ont soulevé l’impératif d’un cadre réglementaire pérenne et motivant ; du contrôle rigoureux des pesticides importés afin d’identifier les dangers sur l’apiculture ; de la problématique de l’irrigation ; de l’abattage des vaches aussitôt leur importation réalisée ; de l’importance de développer localement une alimentation du bétail, particulièrement la race bovine reproductrice.

Un investisseur dans le sud de l’Algérie, parlant au nom de 42 investisseurs, a déploré le problème, qui perdure toujours, de l’inaccessibilité au site agricole, s’étalant sur 5 000 hectares, à El- Menia, dans la wilaya de Ghardaia. La réalisation d’une piste qui apporterait beaucoup à l’agriculture saharienne, mais qui n’a encore pas vu le jour en dépit des incessantes correspondances adressées aux pouvoirs publics.

General Emballage : la finalité écologique

Sponsor de la 5e Rencontre algéro-française de l’Agriculture et de l’Elevage, General Emballage motive son action par « une démarche stratégique consistant à sensibiliser les agriculteurs sur l’impératif de remplacer le cageot plastique par le plateau fruits et légumes en carton ondulé. », selon le directeur de la communication de General Emballage, Mohamed Bessa, qui a ajouté : « Le plateau fruits et légumes présentent les avantages suivants : la ‘’recyclabilité’’, la durabilité et l’imprimabilité, et ne sont pas soumis aux exigences du lavage, du stockage et de retour de consigne, contrairement aux cageots plastiques. »

Le directeur de communication de General Emballage, a également révélé que « sur les remorques de chargement on peut économiser de la place en mettant trois fois plus de plateaux en carton ondulé que de cageots plastiques. »

Enfin, il a rappelé le volet sanitaire : « Les cageots plastiques sont un foyer de microbes, contrairement aux plateaux fruits et légumes. », a-t-il conclu.

Thermo Réfrigération : satisfaction à la carte

La 5e Rencontre algéro-française de l’Agriculture et de l’Elevage, a été une aubaine pour l’une des 10 entreprises participantes, Thermo Réfrigération, une entreprise française spécialisée dans les chambres froides et l’atmosphère contrôlée, présente en Algérie depuis 15 ans,  de présenter ses équipements et son procédé.

Selon Grégory Niort, responsable d’Affaires Export chez Thermo Réfrigération, « les avantages de la réfrigération que nous offrons, c’est de maitriser la perte des produits et les coûts de vente, ainsi que d’éviter de vendre quand le prix du produit est faible et de choisir le meilleur moment de vendre pour valoriser au mieux les produits. »

Il a également tenu à ajouter que « Thermo Réfrigération est spécialiste aussi dans l’installation des équipements de réfrigération dédiés aux fruits et légumes pour  optimiser la conservation et assurer une meilleure qualité des fruits. »

Thermo Réfrigération, fonctionne avec une série d’équipements de fabrication européenne, dont française.

« Notre rôle est justement d’intégrer cette série de machines afin de répondre aux attentes de nos clients, du sur-mesure adaptée à ses besoins.», conclut Grégory Niort.

La 5e Rencontre algéro-française de l’Agriculture et de l’Elevage est également un cadre d’échanges entre entreprises algériennes et françaises, des espaces BtoB ont été aménagés en la circonstance.

 

 

 

    

 

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