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Hassan Nait Amara, responsable du magazine Indjazat :« On y trouve à Indjazat ce que manque à Google : l’information fraîche »

Medias-Indjazat. Produit média 100% algérien. D’où sa présence à la 29ème édition de la Foire de la production algérienne (Fpa), qui s’est tenue du 13 au 25 décembre 2021, à Alger. Revue mensuelle d’expression française, au nom arabe très significatif, mettant en relief les réalisations de l’Etat algérien et de ses différentes représentations institutionnelles.  

Adepte du verre à moitié pleine et personne qui ‘’structure l’espoir’’, comme il aime se définir, Hassan Nait Amara, est gérant, journaliste-éditorialiste et, métier évolutif oblige, photographe de Indjazat, éditée par Eurl Comfort.com, dont il est également le directeur.

Dans cet entretien, il nous parle, via Indjazat, de son…INDJAZ.

A l’ère du digital, vous avez eu le courage de lancer une revue. Parlez-nous-en

Effectivement, ce fut un choix très difficile mais réfléchi. Tout d’abord, il faut dire que dans tout investissement, il n’y a pas de ‘’risque zéro’’ ; initialement il y a l’idée, ensuite, son développement, qui peut se concrétiser comme il peut ne pas l’être. Le cas d’Indjazat n’échappe pas à ce processus, sauf que la revue est là, donc l’idée a été concrétisée, et qu’elle est à son 50ème Numéro, depuis juillet 2017, car la périodicité est très importante pour tout investissement. Je n’en ai, au demeurant, raté que deux Numéros: une fois pour cause du Covid-19 et ses restrictions de confinement, à 15 heures déjà, et que respectaient beaucoup de partenaires.

Quant la seconde, ce fut une maladie qui m’a cloué au lit.

Indjazat, avant tout est un coût à supporter. Pas seulement en matière salariale des journalistes et du staff technique, notamment, l’infographe, mais aussi, pour couvrir les frais d’impression, qui, elle, est budgétivore, surtout quand la qualité adoptée est supérieure.

Heureusement que notre capital expérience, 15 ans d’exercice journalistique, nous ai permis de tisser des liens avec des investisseurs privés, qui ont cru à notre investissement et nous ont accompagnés dés le lancement d’Indjazat. Le début a certes été difficile, mais, régularité accompagnatrice de nos annonceurs, a favorisé l’envol du magazine, et nous en sommes là, au 50ème Numéro. Vous savez que la régularité crédibilise la société qui l’applique. C’est comme une compagnie aérienne qui offre plusieurs services à bord, mais qui manque de ponctualité ; cette dernière peut, à tout moment, provoquer la disparition de la compagnie et son krach. Indjazat a, modestie à part, était régulière avec ses lecteurs et annonceurs. Dieu merci !

Parlons du contenu. On voit que vous aviez opté pour ‘’le verre à moitié plein’’. Qu’est ce qui a dicté ce choix ?

Oui, effectivement. C’en est un peu ma nature : une personne qui structure l’espoir.

Aussi, au cours d’une pratique journalistique qui a duré 15 ans, j’ai accompagné plusieurs délégations ministérielles, avec lesquelles j’ai pris part, notamment, au lancement de projets, dont les infrastructures de base.

Là, j’ai relevé que les opérateurs économiques, publics et privés, avaient réalisé beaucoup d’entre ces projets, mais malheureusement, n’ayant pas eu leur part de médiatisation appropriée.

Donc, pour combler, si on peut dire, ce manquement, j’ai décidé de lancer Indjazat, ‘’réalisations’’ en français. J’ai voulu, ainsi, mettre mon magazine à la disposition de ces réalisations étatiques.

Indjazat, est varié et, surtout, se base sur le volet ‘’dossiers’’, on y trouve à la pelle. J’évite de mettre mon grain de sel dans les articles, mais ouvre, plutôt, mes colonnes aux spécialités et acteurs concernés.

J’essaie de réserver le maximum de pages au dossier réalisé. Pour l’exemple, j’ai consacré 54 pages sur les 64 que compte Indjazat, aux activités du Groupe de Sonelgaz.

Un autre exemple de dossier réalisé… ?

Avec l’ancien ministre de la Pêche et des Productions halieutiques, Sid Ahmed Ferroukhi, Indjazat a abordé l’aquaculture.

Nos journalistes ont, pour l’occasion, fait des reportages, à Beni Haoua, dans la wilaya de Chlef, où ils ont consacré un dossier à l’élevage de la dorade ; à Surcouf, dans la commune de Ain Taya, pour médiatiser l’élevage des huitres et des moules. Nous avions, aussi, traiter médiatiquement le sujet des chantiers navales.

Pour conclure : on y trouve à Indjazat ce qui manque à Google, l’information fraiche, mais aussi, les interviews des spécialistes ayant un lien avec la thématique mise en valeur.  J’ai aussi consacré, dans le dernier Numéro, tout un dossier sur la chaine publique internationale, ALG 24.

Etant acteur et investisseur dans les médias, quels conseils donnés aux confrères?

Le journalisme est un métier noble, ce n’est pas moi qui le dit, mais ce sont qui l’ont exercé et continuent de le faire qui le disent. Sans prétention aucune, je conseille mes confères, notamment, ceux qui débutent, de respecter l’éthique et la déontologie de la profession. Certes l’aspect financier, lié au salariat, est important, mais ne doit, en aucun cas, prédominer sur la qualité. Les considérations pécuniaires ne doivent releguer au second plan la noblesse de notre profession. Mes confrères doivent, aussi, savoir que l’on peut prioriser l’argent par rapport à la qualité du métier, et que cette donne inversée peut réussir pour un certain temps, mais pas durablement. Car la qualité finira par triompher un jour.

Et c’est justement la qualité et le professionnalisme qui convaincront les investisseurs à devenir annonceur dans votre organe, quelque soit son format et sa périodicité. Tout support médiatique ne vit que par ses annonceurs.

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