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Première réunion régionale du projet SOLIFEM : pour la formalisation et l’employabilité

Cap sur la transition vers l’économie formelle, l’amélioration de l’employabilité à travers le dialogue social et le renforcement des systèmes de développement des compétences.

La première réunion d’un projet de coopération internationale sous l’égide de l’Organisation internationale du Travail et cofinancé par l’Union Européenne portant sur la question de la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle en Algérie, en Egypte au Liban et dans les Territoires Palestiniens Occupés s’est récemment clôturée avec succès à Alger.

La rencontre a été Inaugurée par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et en présence du ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, du ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-ups et des Micro-entreprises, de l’ambassadeur de la Délégation de l’Union Européenne en Algérie, et de plusieurs ambassadeurs et délégations de pays de la région. L’événement s’est tenu à l’hôtel El Djazaïr les 28 et 29 novembre 2022.

Une centaine de participants, représentant des gouvernements, des organisations des travailleurs et des organisations des employeurs des pays de la région ainsi que des experts internationaux sur la question de l’économie informelle ont pris part à des discussions fructueuses et des échanges d’expériences tout au long des deux jours.

Cette première réunion régionale, qui marque le début d’une série de rencontres qui se poursuivront dans les autres pays participants au projet SOLIFEM, s’est achevée sur une restitution des conclusions dont les plus importantes sont :

1.Les délégations des pays participants ont réaffirmé l’importance du projet SOLIFEM ainsi que leur engagement en faveur de la réalisation de ses priorités, à savoir le soutien à la transition vers l’économie formelle, l’amélioration de l’employabilité à travers le dialogue social et le renforcement des systèmes de développement des compétences.

  1. Ils ont convenu à l’unanimité que la problématique de l’économie informelle, qui est bien réelle et commune, nécessite l’adoption de politiques et de mesures concertées, intégrées et adaptées au contexte national et qui doivent être mises en œuvre progressivement comme le stipule la recommandation no0 204 de l’Organisation International du Travail (OIT).
  2. Ils ont affirmé que les mesures et politiques devant être adoptées pour remédier à ce phénomène ne peuvent porter leurs fruits à atteindre les résultats souhaités sans l’instauration d’un dialogue social institutionnalisé, à la fois constructif, inclusif, bipartite et tripartite, et ce, à tous les niveaux (sectoriel, local et national).
  3. Ils ont souligné la nécessité d’adapter les politiques et stratégies relatives au monde du travail aux besoins des petites entreprises et de développer l’environnement de travail pour faire face aux risques émergents.
  4. Les participants ont également convenu que ces politiques devraient créer un environnement propice à la transition des unités économiques informelles vers l’économie formelle en offrant des incitations et des facilités, en mettant en place des mécanismes pour appliquer la législation du travail, garantir les droits, sécuriser l’environnement de travail et veiller à ce que tous les travailleurs, notamment les indépendants, bénéficient de la protection sociale et sanitaire.
  5. Ils ont souligné la nécessité de prendre en compte les conséquences des crises successives et de la situation actuelle sur les économies des pays, notamment le recours des entreprises et des travailleurs de l’économie formelle vers l’économie informelle pour s’assurer de la préservation des moyens de subsistance décents.
  6. Les participants ont également souligné la nécessité de renforcer et de développer les services d’inspection qui doivent couvrir les entreprises et les travailleurs de l’économie informelle, assurer l’application de la loi et appuyer les employeurs et les travailleurs dans la transition vers l’économie formelle.
  7. Ils ont indiqué qu’il était essentiel d’instaurer la confiance entre les mandants tripartites et de respecter les accords ainsi que les contrats.

9.Les participants ont insisté sur la nécessité de créer un environnement propice permettant aux employeurs et aux travailleurs d’exercer leur droit de s’organiser, de négocier collectivement et de participer au dialogue social lors de la transition vers l’économie formelle.

  1. Les participants ont conclu la réunion en appelant à prendre en compte les besoins et les aspirations des jeunes et des femmes et à instaurer une communication continue pour favoriser leur inclusion.
  2. Les participants ont appelé l’organisation à soutenir les politiques et stratégies nationales liées à la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle et à renforcer le programme de coopération au développement dans les territoires arabes occupés.
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