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Rencontre de la CACI sur l’investissement : les quatre recommandations de CIExpert

Créer une synergie entre l’industrie agroalimentaire et le secteur agricole à travers des plateformes logistiques remplaçant les marchés de gros ; reconfigurer le paysage agricole en filières pour chaque groupe de produits pour améliorer la productivité et l’usage rational du foncier agricole et la planification de l’approvisionnement du marché, susceptible de réduire le gaspillage de l’eau et les productions à travers une visibilité commerciale constante ; réorienter le soutien de l’Etat (les subventions) et le financement des investissements exclusivement en faveur des opérateurs économiques intervenant dans des chaînes de valeur dans le cadre des filières pour minimiser les risques des défaillances des investisseurs et, quatrièmement, adapter les administrations de l’industrie, de l’agriculture et du commerce aux nouvelles organisations des opérateurs des 03 secteurs en vue de se conformer aux objectifs de la sécurité alimentaire du pays.

Telles sont les quatre recommandations d’Akli Moussouni, Directeur des programmes chez Conseil en Ingénierie Expert (CIExpert), un Cabinet de conseil en ingénierie, fondée par Karima Benrabah, émises dans le but d’enrichir les dispositions de la nouvelle loi relative à l’investissement, adoptée lors du Conseil des ministres le jeudi 19 mai.

Les recommandations ont été présentées lors de la rencontre sur ‘’le soutien à l’investissement et modernisation de l’industrie algérienne’’, organisée, hier mercredi 25 mai, par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci), en son siège à Alger, dans le cadre de l’annonce de la 6e édition du Salon national inversé de la Sous-Traitance (Sanist), qui se tient du 27 au 30 juin 2022.

Les recommandations du cabinet CIExpert, sont le fruit d’une recherche minutieuse qui a abouti à l’élaboration de sept carences intitulées ‘’dispositions en vigueur et leur inconséquences sur l’économie agroalimentaire’’, que nous publierons dans un prochain article.

Pour sa part, Malek Harami, gérant de COMPETENCES DZ, un cabinet conseil au service de petites et moyennes entreprises (PME), a rappelé l’impératif de relancer le programme de mise à niveau des PME, tout en déplorant le retard de réponse par les ministères aux doléances des professionnels (l’exemple du ministre de l’Industrie : 2 ans sans suite à la demande d’une entreprise).

Les avantages de la nouvelle loi

Houari Tighersi, ancien député et économiste, a, quant à lui,  salué les dispositions contenues dans la nouvelle loi sur l’investissement, citant parmi ses avantages, l’instauration du guichet unique à compétence nationale, la mise sous tutelle désormais de l’Agence nationale du développement de l’investissement (Andi)-dorénavant, Agence algérienne de promotion de l’investissement-sous l’autorité du Premier ministre, l’infliction de peines pour toute personne quelque soit son rang, entravant l’investissement.

Tighersi, a rappelé que la nouvelle loi a été rejetée à quatre reprises, et que cette fois, et pour la première, qu’il en approuve le contenu. «Reste, toutefois, la mise en place des textes d’application pour pouvoir jauger de son exécution sur le terrain. », nuança-t-il.

Il a, également, souligné quelques réformes à lancer, réforme bancaire et celle des impôts, levée des contraintes foncières, assurer un équilibre dans le développement sectoriel, revoir les codes communal et de wilayas afin de donner plus de prérogatives aux maires, notamment.

Houari Tighersi, a, enfin, proposé dorénavant de soumettre toute loi aux avis des professionnels du métier ciblés, avant son examen par le Parlement.

Tayeb Chebab : « Une vision économique encore floue »

Quant au Sanist, le président de la Caci, Tayeb Chebab, a indiqué qu’il est possible qu’il soit reporté et que sa nouvelle date soit communiquée opportunément.

Il a, aussi, insisté sur la lutte continue sur le marché informel, qui englouti prés de 90 milliards de dollars (1 000 milliards de DA), en faisant que, au moins, rapatrier ou récupérer le tiers du montant en circulation dans le marché parallèle et le réinjecter dans le secteur formel. Tayeb Chebab, a, enfin, rappelé l’importance des PME dans le développement du pays, celles dont la taille comprend de 3 à 5 emplois, insistant sur le fait que « le programme de création d’un (1) million de PME est possible à réaliser ».

Il a, en outre, déploré que « la vision économique du pays est encore floue. »

L’histoire de l’économie algérienne : Bouzidi et Le Monde

Dans sa communication, ‘’60 ans d’industrialisation Algérienne : État des lieux de 1962 à aujourd’hui’’, Mahmoud Nedjai, Directeur intérimaire de l’animation et du développement des entreprises à la Caci, a fait une rétrospective de l’économie algérienne sous l’ère des présidents Boumédiène, Chadli, Bouteflika et Tebboune.  Nedjai, a indiqué, en ce sens, que les deux plans quadriennaux étaient, en fin de parcours, empreints d’une option sociale. Le Président Tebboune, aux yeux de l’intervenant, a réussi à « maintenir la stabilité et l’emploi. »

Mahmoud Nedjai, a entamé son intervention par le rappel de l’apport du défunt économiste Abdelmadjid Bouzidi à l’écriture de l’histoire de l’économie algérienne, et la lecture d’un article publié dans le journal français Le Monde, dévoilant les grands indices de l’économie algérienne à l’aube de l’indépendance.

Il y est, notamment, indiqué que « les ressources brut de l’Algérie n’étaient exploitées qu’au quart de leur volume », que « l’Algérie faisait face à un départ massif de techniciens européens », et  que « seulement 2% de la population active, âgée entre 14 et 60 ans, exerçait dans le secteur industriel, la grande partie étant active dans l’agriculture et le commerce. »

 

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