Santé

Vaccination : la sensibilisation encore et toujours

La vaccination est toujours à l’ordre du jour, en dépit de la baisse notoire de cas de contamination au Covid-19. Les pouvoirs publics continuent à en rappeler l’impératif d’y recourir.

En effet, il y a pas plus d’une semaine, à l’occasion de la Journée mondiale de la vaccination, l’Institut Pasteur d’Algérie (Ipa) et les Laboratoires MSD ont organisé une rencontre scientifique au profit des journalistes spécialisés en santé.

Placée sous le thème ‘’importance de la vaccination, une priorité de santé publiques’’, la rencontre a été rehaussée par la participation des experts algériens  qu’étrangers, ainsi que les représentants du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (Msprh)

Le Dr Fawzi Derrar,  directeur général de l’Institut Pasteur Algérie (Ipa),  a souligné que la vaccination est un acquis remarquable dans notre pays que les autorités publiques consolident malgré les  combats  d’arrière-garde des anti-vaccin.

L’intervenant a, encore une fois, appeler à se faire vacciner contre le Covid-19, car la lutte contre n’est pas encore terminée.

Les autres conférenciers, ont, également, insisté sur  l’importance et l’efficacité du rôle préventif  de la vaccination dans la protection de la santé publique, en prenant en considération l’approche épidémiologique.

Partant, il a été souligné la méfiance et les doutes colportés par certains milieux quant au bien-fondé de la vaccination nonobstant ses succès, à travers des décennies,  aboutissant à l’éradication de certaines maladies, telles que la variole.

Pour l’Histoire, il a même été rappelé les efforts déployés en Algérie, depuis 1962, notamment, sous la conduite du regretté le Professeur Jean-Paul Grangaud, considéré comme un pionnier  dans le domaine.

Histoire de la vaccination

De leur coté, les cadres de la santé ont présenté l’état des lieux et les perspectives de la vaccination dans notre pays.

Pr Leila Smati,  cheffe de service pneumologie et endoscopie bronchique pédiatrique à l’EPH Bainem (Alger), a indiqué que le programme national de vaccination élargie est un élément fondamental de la santé publique prévu dans la Constitution et consolidé par la loi sur la santé.

En effet, dès 1969, conformément au décret n° 69-88 du 19 Juin 1969, rendant obligatoires les vaccinations contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, la variole et recommandant la vaccination  contre la rougeole.

En 1973, c’est le cas pour  le vaccin anti poliomyélite puis dans les années 1975/80, le vaccin des enfants contre un bon nombre de maladies transmissibles, dans le cadre d’un programme élargi au fur et à mesure des besoins ; la règle étant immuniser l’enfant pour le protéger.

Puis en 2000 il y eut l’introduction du vaccin contre l’hépatite B et, en 2007, il a été procédé à la vaccination contre l’Haemophilus Influenza b…..

Il est à noter que le programme national élargi de vaccination est un programme OMS, dont l’objectif est de réduire la morbidité et la mortalité imputables aux maladies transmissibles  évitables par la vaccination tout au long de la vie.

Enfin, les laboratoires MSD ont  fait état de la complexité de l’élaboration d’un vaccin, mais, dans le cas de la lutte contre le Coronavirus, mis au  point dans un délai record.

Correspondance particulière: Ourida Ait-Ali

 

 

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