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Gourbis de Hamadi Krouma : Des employés communaux sous enquête

Le site précaire de la commune de Hamadi Krouma, à 4 km du chef-lieu de wilaya, est un danger de mort et un spectacle de risque de santé publique à ciel ouvert. Les rats, les cafards, le moustique-tigre, les serpents, le déraillement d’un train, le débordement de Oued-Safsaf, les inondations multiples, l’entourage silencieux d’un amoncellement d’immondices.

C’est le décor d’un cadre de vie qui dure depuis prés d’une quinzaine d’années. A cela s’ajoute l’enquête à laquelle ferait l’objet plus d’une vingtaine d’employés de l’Assemblée populaire communale (APC) de Hamadi Krouma, pour leur implication supposée dans le trafic de gourbis (Avec leur complicité, des citoyens bâtissent des gourbis et les vendent, selon des sources indiscrètes.)

Mitoyen au chemin de fer ; bâti sur un alliage de canalisation des eaux usées et d’eau potable, avec le risque d’infiltration des premières citées dans les secondes qui peut en découler ; et au bord du Oued Safsaf, le site ne semble, pour le moment, retenir l’attention d’aucun officiel.

La construction d’un lycée, récemment, a davantage encore étreint ce site, et vice versa. Car, selon des indus-occupants, le lycée, pour des raisons d’espace correspondant, n’a pu voir lancé sa…cantine !

Outre cela, le CEM Boukhetala-Said, qui est prés aussi du site, y déverse ses eaux usées. « Le déversement se fait via cette brèche dans la clôture du CEM, car, manque de place oblige, le CEM ne peut avoir son regard de déversement. », explique notre guide, en nous montrant du doigt la brèche.

La réalisation, bizarre celle-là, d’une salle de sport a également étouffé le déroulement normal d’une vie, déjà contraignante. Heureusement, pour le bon sens, le chantier est à l’arrêt.

 

Aucune lueur d’espoir

Plusieurs centaines de logements sociaux ont été livrés, depuis 2011 au moins, et plusieurs centaines d’autres (400+200) sont en cours de construction, sans que les indus-occupants de ses taudis n’en bénéficient ni se voient promettre leur occupation.

Les ‘’gourbisards’’ de Hamadi Krouma ont assisté, impuissante, au recasement des indus-occupants de Stora, Bouaabaz et même Filfila, dans les 400 logements à l’entrée de la commune. Mais pas eux. « Nous avons même été avantagés par les indus-occupants de Hamrouche-Hamoudi, localité relevant de la commune de Hamadi Krouma. », tient à préciser notre interlocuteur.

Une situation qui aggrave encore leur cas. D’autant que de 85 gourbis recensés en 2007, le nombre a atteint, selon le dernier recensement réalisé par l’association du site, il y a de cela 3 mois, les…395 taudis.

A quand le recasement ?

Le cas de Hamadi Krouma, commune relevant de la daïra de Skikda, est une tache noire dans une wilaya qui a fait du recasement des indus-occupants des gourbis, tout récemment, du moins depuis les 600 logements de Bouaabaz (2014), son cheval de bataille. A quand le tour des ces familles, dont les enfants, notamment, évoluent dans un environnement indigne d’une vie humaine ? Cela, au moins pour permettre la récupération de l’assiette et y ériger des logements décents pour plusieurs catégories sociales. Et surtout, pour stopper l’érection d’autres gourbis, qui naissent comme des champignons aux alentours proches de ce site. L’actuel wali de Skikda, Hadjeri Derfouf, en a été destinataire d’une correspondance de l’association du site, l’informant des conditions de vie des habitants du site précaire de Hamadi Krouma.

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