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Rencontre Ministère de la Communication/Presse : 10 ateliers d’ici la fin 2020

Les grands chantiers juridiques et socioprofessionnels

Alger-Etablir la carte professionnelle des journalistes, impliquer les syndicats des journalistes dans la désignation des responsables supports médiatiques à caractère journaux publics, redonner droits socioprofessionnels aux journalistes, fonder un Conseil regroupant les représentants de la presse écrite, audiovisuel et électronique, élaborer une loi facilitant l’accès à l’information, accélérer et fructifier la formation du journaliste, redynamiser le Fonds des œuvres sociales au profit des journalistes, assainir la corporation des intrus et non-professionnels, et élaborer une convention d’aide aux activités du journaliste.

Telles sont, entre autres, les recommandations émanant des journalistes, des syndicats, des unions et associations des journalistes, lors de la rencontre intitulée ‘’Diagnostic de la profession de journaliste : partenaires pour la sauvegarde du métier’’, qui s’est tenue cet après-midi à l’Ecole supérieure de l’hôtellerie et de restauration d’Alger (Eshra).

La rencontre s’est déroulée sous la houlette du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, et en présence du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, et des représentants du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale (Mtess).

La rencontre, première du genre depuis longtemps, s’inscrit dans une série de 10 ateliers décidés par les pouvoirs publics, dans le cadre des 54 engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et dont le 6ème engagement a trait à une presse libre dans le respect de l’éthique et de la déontologie de la profession.

Elle vise à informer les journalistes sur le Plan d’action du ministère de la Communication, notamment ceux relatifs au Conseil national de la presse et au Conseil d’éthique et de déontologie.

Outre son cachet de tribune de proposition, ce grand atelier a aussi un aspect revendicatif. Un cri du cœur de la corporation. Celle-ci a dénoncé les intimidations dont elle fait l’objet, l’emprisonnement des collègues, le déséquilibre dans le traitement de l’information et sa publication, la précarité socioprofessionnelle, le non-paiement des journalistes sur l’ensemble du territoire national, particulièrement les correspondants.

Les journalistes, ont appelé, à cette occasion, à l’impératif de se structurer sans attendre l’aval d’une tutelle, n’importe laquelle, le ministère de la Communication soit-il.

Un syndicat représentatif des journalistes, défendant sérieusement les droits matériels et moraux des journalistes, est devenu une nécessité. A condition que ce dernier agisse dans le sens positif qui fera consensus.

Dans ce cadre, des intitulés ont été présentés lors de cette rencontre. Nous citerons, le Conseil national des journalistes algériens, l’Union nationale des journalistes et des hommes de médias, et l’organisation nationale de la liberté d’expression.

Le ministre de la Communication, Ammar Belhimer, en répondant aux principales préoccupations des journalistes, a affirmé que « notre objectif est le rapatriement juridique de la profession, notamment celui lié aux Chaines de télévision, de droit étranger mais qui émettent en Algérie, et l’agréation de la presse électronique. Ensuite, le rapatriement partiel, en mettant en place une législation exécutive, notamment en appliquant les lois déjà promulgués. »

Ajoutant : « Nos grands chantiers sont aussi, la carte du journaliste professionnel, la médiamétrie, le suivi de l’itinéraire de la publicité étatique, la redynamisation du Fonds national de la presse, la consécration du droit à l’accès à l’information, »

Enfin, Ammar Belhimer, a annoncé que « les 10 ateliers prévus devaient être clôturés à fin 2020. »

Pour sa part, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, a, après cet air nostalgique:  » Cette rencontre me rappelle le temps ou j’étais Procureur général, période ou je partageais des bons moments avec la presse, que je partage d’ailleurs à ce jour. », a indiqué que « je rassure mes amis de la presse, qu’à ce jour, aucun journaliste n’a été écroué pour le délit de presse. Leur incarcération, privative  de liberté, obéit, en revanche,  à des délits relevant du droit commun. »

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