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 »Appel de Djerba » : des experts francophones résolument engagés contre les maladies tropicales négligées

L'Organisation internationale de la Francophonie appelée à accélérer la mise en oeuvre de ses engagements de lutte contre les MTN

Le webinaire, portant sur le “renouvellement de l’engagement pour lutter contre les maladies tropicales négligées (MTN) en Afrique francophone” qui s’est tenu vendredi 18 novembre, en parallèle du Sommet de la Francophonie à Djera, en Tunisie, dont les travaux se sont déroulés le 19 et 20 novembre, a été sanctionné par ce qui est désormais baptisé  »L’Appel de Djerba ». Nous diffusons tel quel le communiqué de presse dont DZCharikati a été destinataire. Le chapeau et les deux premiers sous-titres sont de la rédaction.

Appel de Djerba

Plusieurs experts francophones réunis, réunis autour du Sommet de la Francophonie à Djerba (19 et 20 novembre), plusieurs experts francophones ont appelé les leaders et les structures de l’Organisation Internationale de la Francophonie à accélérer la mise en œuvre de leurs engagements pris lors du sommet de Yerevan en 2018.

Organisée au pavillon du Sénégal sous le thème “Renouveler l’engagement pour lutter contre les MTN en Afrique francophone” la table ronde a réuni des principales parties prenantes des maladies tropicales négligées. Cette table ronde a enregistré la présence de personnalités éminentes notamment Ndioro Ndiaye, Coordonnatrice du Réseau Francophone pour l’Éalité Femme-Homme de l’OIF, Dr. Jean Jannin, Président de la Société Francophone de Médecine Tropicale et Santé Internationale, Professeur Issiaka Sombie, Directeur par intérim de la Direction de la santé publique et de la recherche à l’Organisation Ouest Africaine de la Santé, Docteur Abdellatif Fakhfakh, expert en organisation internationale à la mission permanente des Emirates Arabes Unies auprès des Nations Unis à Genève, Docteur Odry Agbessi, directrice exécutive de l’ONG “Vie Ma Vie”, Madame Hantasoa Fida Cyrille, conseillère diplomatique du Président du Sénat de Madagascar et Monsieur Jacques Krabal le secrétaire général de l’assemblée parlementaire de la Francophonie, qui a milité pour la démocratisation des vaccins en Afrique.

Deux tiers des personnes risque de contracter une MTN

Rappelons que parmi les 26 pays de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en Afrique subsaharienne, où le fardeau des MTNs est particulièrement lourd, plus de 200 millions de personnes, ou à peu près deux sur trois individus, sont à risque de contracter une MTN.

 

Déclarations des experts

Ndioro Ndiaye, Coordonnatrice du Réseau Francophone pour l’Éalité Femme-Homme de l’OIF, pour raviver le soutien des États membres à la résolution de 2018 dans le contexte de la Déclaration de Kigali. Madame Ndiaye a mis l’accent sur l’importance de partir en action pour activer la résolution adoptée par l’OIF, assurer son suivi et son évolution.

De son côté, Dr. Jean Jannin, Président de la Société Francophone de Médecine tropicale et Santé Internationale, est revenu sur les origines des MTN en soulignant le lien entre la pauvreté, les maladies tropicales négligées et les droits de l’homme notamment les femmes et les enfants. Il a ainsi rappelé l’importance de l’accès aux vaccins et aux médicaments. L’accès aux médicaments des vingt maladies tropicales négligées sont disponibles gratuitement et distribués soit par les extérieurs ou les équipes de l’Organisation Mondiales de la Santé (OMS). Il a confirmé également que l’élimination est faisable, mais en tenant compte de la durabilité, en s’adaptant à l’approche francophone dans la lutte des MTN.

De même, Professeur Issiaka Sombie, Directeur par intérim de la Direction de la santé publique et de la recherche à l’Organisation Ouest Africaine de la Santé, a rappelé de l’importance de tirer des leçons des expériences précédentes pour lutter contre les MTN en mettant l’accent sur l’importance de la recherche pour améliorer les diagnostics.  Des projets de coopération ont d’ailleurs été mis en place dont l’objectif est la restructuration des institutions et la mise en œuvre du traitement sur le terrain. Selon professeur Sombie, l’objectif de son institution est de créer une plateforme régionale et coordonner entre les différentes parties afin de partager les expériences et déduire les leçons nécessaires.

À propos du renforcement politique des pays dans la lutte des MTN, Docteur Abdellatif Fakhfakh, expert en organisation internationale à la mission permanente des Emirates Arabes Unies auprès des Nations Unis à Genève, a souligné le rôle primordial joué par la francophonie afin de sensibiliser les pays de la résolution en tenant compte du rôle des Emirates Arabes Unies en tant que pays observateur. La synergie entre les différents acteurs notamment les partenaires privés est essentielle, a déclaré Dr. Fakhfakh.

Ayant participé à la rédaction et l’adoption de la résolution de lutte contre les MTN,  Hantasoa Fida Cyrille, conseillère diplomatique du Président du Sénat de Madagascar, a souligné l’importance de ce événement pour mesurer l’impact de cette résolution après quatre ans de son adoption, ainsi qu’une opportunité de dresser un bilan des succès et des lacunes dans l’élimination des MTN. Mis à part les conditions de vie et la pauvreté, Madame Cyrille a relevé le changement climatique comme principale facteur affectant la réalisation des objectifs de cette résolution.

Docteur Odry Agbessi, directrice exécutive de l’ONG “Vie Ma Vie”, a également confirmé l’importance de l’appropriation des programmes nationaux selon une approche collaborative, en sortant du cadre médical et en impliquant tous les acteurs de la société civile.

L’événement a été clôturé par l’annonce et la consolidation des recommandations d’experts qui devront raviver le débat autours de ses maladies évitables et dangereuses et motiver les engagements politiques pour leurs éliminations en Afrique francophone.

A Propos de Maladies Tropicales Négligées :

Notons que les maladies tropicales négligées (MTN) constituent un groupe diversifié de 20 affections qui sévissent principalement dans les zones tropicales, où elles touchent plus d’un milliard de personnes pour la plupart pauvres.  Elles sont dues à divers agents pathogènes (virus, bactéries, parasites, champignons et toxines). Ces maladies ont des conséquences sanitaires, sociales et économiques désastreuses pour plus d’un milliard de personnes. Ces maladies sont : Ulcère de Buruli, maladie de Chagas, dengue et chikungunya, dracunculose, échinococcose, trématodoses d’origine alimentaire, trypanosomiase humaine africaine, leishmaniose, lèpre, filariose lymphatique, mycétome, chromoblastomycose et autres mycoses profondes, onchocercose, rage, gale et autres ectoparasitoses, schistosomiase, géohelminthiases, envenimation par morsures de serpent, taeniasis/cysticercosis, trachome et pian.

A Propos de Speak Up Africa :

Basée à Dakar, Sénégal, Speak Up Africa est une organisation stratégique de communication et de plaidoyer vouée à catalyser le leadership, à favoriser le changement de politique et à sensibiliser davantage le public au développement durable en Afrique. À travers nos programmes, nos réseaux et avec l’aide de nos partenaires, nous nous assurons que les décideurs rencontrent les acteurs de terrain, que des solutions soient présentées et que chaque secteur – des citoyens et groupes de la société civile aux partenaires financiers et dirigeants d’entreprises – contribue de manière critique au dialogue et s’efforce d’agir de manière concrète pour la santé et le développement durable sur le continent.

 

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