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La santé numérique : l’innovation transversale au service du patient

ProtOp 1.0, CoronaphobiaPsyTest, Diagramme d'Achaibou, les innovations qui marquent le secteur de la santé

La santé, à l’instar de beaucoup de secteurs, est désormais traversée par les vertus de la digitalisation. Elle en bénéficie de la caractéristique de transversalité de cette dernière. Evolutive comme la science en général, la santé se devait donc de s’adapter aux enjeux technologiques modernes, aux besoins citoyens adossés à des impératifs de rapidité génératrice de plus-value, et d’objectifs de traitement, sans mobilité de surcroit, de pathologies auparavant difficilement et/ou non-guérissables par les méthodes conventionnelles. Nous avons choisi à titre non-exhaustif trois exemples d’innovation qui ont impacté positivement la santé. Des innovations algériennes, mais à portée mondiale.

ProtOp 1.0. : l’application facilitant la prise en charge des malades

Abderrahmane Zahi, médecin et développeur, via son Agence de développement Web, TicSoft (basée à Constantine, a l’est d’Algérie), mis au point un protocole destiné à la numérisation et digitalisation du dossier médical. Le protocole a été baptisé ProtOp 1.0, et permet d’améliorer le traitement technico-administratif dévolu aux secrétaires médicaux et des chirurgiens. Désormais, tout le dossier médical des malades pourra être stocké d’une manière digitale. Au préalable, les documents, les radios et les analyses médicales doivent faire l’objet d’un scan. La sécurité et la confidentialité du secret médical seront également assurées.

Il suffit ensuite de configurer l’application avant de l’utiliser. ProtOp 1.0., permet de gérer la prise en charge du malade, en énumérant son diagnostic, l’identification sa pathologie, le nombre de son séjour dans un établissement donné, public ou privé.

ProOp 1.0., offre la possibilité de rechercher les pathologies des malades en insérant simplement les deux premières lettres de la maladie. En sus, ProtOp 1.0.,  accepte tous les formats (PDF, JPG, etc) utilisés pour les documents et autres illustrations.

CoronaphobiaPsyTest : la psychologie évaluatrice et protectrice de la santé mentale

La docteure en psychologie clinique Djalila Rahali, spécialisée en cyberpsychologie et e-santé mentale a développé Coronaphobia PsyTest, une application opérationnelle trilingue, permettant d’évaluer l’impact de la pandémie du Covid19,  du confinement sur la santé mentale et jauger la conscience aux dangers de la cybercriminalité à cause de la vulnérabilité aux fake news qui est à son origine.

Le plus important dans l’application et que toute personne qui s’auto évalue sur Coronaphobia PsyTest trouve un service non lucratif de psychologues bénévoles mis à sa disposition via un email dans sa région. Au total, 115 psychologues praticiens sur le territoire national, sur 37 wilayas impliquées,ont été regroupés par Dre Rahali pour cette tache via l’application, qui est aussi un bon médiateur réel aidant réellement toute personne en danger à trouver sur Internet un cyberpsychologue qui peut la prendre en charge par téléphone, par l’application sécurisée Télégramme ou encore dans son cabinet.

Le meilleur est que cette application «  n’identifie pas, ne traque pas, ne géolocalise pas et  est conçue via l’approche Security, Ethics & Privacy-By-Design. », tient davantage à indiquer Dre Djalila Rahali.

CoronaphobiaPsyTest a été sélectionnée à la tête des 10 meilleurs projets en Afrique liés à la santé, élue parmi 1 000 projets technologiques au  CHALLENGE APP AFRIQUE, organisé par France24 et Radio France Internationale (Rfi) .  Valorisant les efforts de NafsiyaTECH, la start-up labellisée mise en place par Dre Djalila Rahali qui allie l’innovation technologique, la formation et l’entrepreneuriat l’application internationale a aussi été primée lors du Challenge HACKALGERIA organisé par la Confédération algérienne du Patronat citoyen (CAPC), ayant été lauréate de la catégorie meilleure startup en Santé et  lauréate des lauréats en ayant la meilleure note du jury parmi les 25 projets élus toutes catégories confondues.

Par ailleurs, l’équipe technique qui a perfectionné la version 2 de l’application, est constituée de Moussa Hadbi Benameur (CTO) et Ramzi Nouari Hemadou développeur Full Stack, a été élue  »la seule au Maghreb ».  L’application est téléchargeable à https://www.nafsiyatech.com, et a été soutenue par l’association Xhumanisa en la personne de l’expert en management des projets en e-santé, Hichem Bourak, assisté par Dr Djellal Abdelaziz, expert en e-santé, et Abdelkader Khenoussi, expert en Fintech.

Dre.Djalila Rahali : la traqueuse des failles humaines dans les cyberattaques

A titre informatif, Dre Djalila Rahali se spécialise dans la faille humaine dans les cyberattaques et son créneau réel est la cybersûreté, une sous discipline de la cybersécurité qu’elle se veut à part entière. classée Top  50 des femmes en cybersecurité en Afrique. Elle est  membre actif de la League des femmes en cybersecurité du Moyen-Orient Wicsme et leader de la Commission des femmes algériennes en cybersecurité.

Le Diagramme d’Achaibou : détecteur de plus de 100 maladies

« Le Diagramme d’Achaibou », porte le nom de son développeur, Farid Achaibou, un Algérien exerçant comme médecin nucléaire à l’Hôpital Cochin, à Paris, réfèrent en explorations isotopiques respiratoires et rénales. Il est un outil pratique s’appuyant sur les gaz du sang et surtout sur les paramètres—dp la biochimie respiratoire et métabolique disponibles sur  les appareils de gazométrie de dernière génération. Son avantage est qu’il réponde, rapidement, à trois questions essentielles que tout praticien pose lorsque le malade est en consultation sur son lit d’hôpital.

  1. Y a-t-il une insuffisance respiratoire ?
  2. Y a-t-il un trouble de l’équilibre acido-basique ?
  3. Quelles sont les étiologies les plus probables ?

Il s’adresse à un large public médical dans différentes spécialités telles que la pneumologie, la néphrologie, la médecine interne, l’endocrinologie, la cardiologie, la réhabilitation cardio respiratoire, les urgences, la réanimation, la néonatologie, la pédiatrie…

Neuf hôpitaux de quatre pays l’ont adopté

« Le Diagramme d’ACHAIBOU », breveté en 2017 et adopté actuellement par 9 hôpitaux aux USA, la Grèce, l’Allemagne et bien sûr la France, notamment durant le Covid-19. On y a eu recours aussi lors des réanimations en cas d’urgence. Et c’est Siemens qui s’occupe de la diffusion de ce diagramme.

Il fonctionne à l’aide de l’Intelligence artificielle (IA), et permet le diagnostic de plus de 100 maladies suite à l’établissement de 17 paramètres (PCO, PO, PH, Chlore, etc) , et selon des techniques rigoureuses de croisement de ceux-ci.

Avant tout, le gaz du sang permet de savoir si le patient souffre d’une insuffisance respiratoire ou non.

Selon Farid Achaibou, l’auteur de ce guide de formation et d’aide à l’interprétation rapide des gaz du sang, permet le diagnostic de plus de 100 maladies, et peut être fait par n’importe quel interniste en néphrologie, cardiologie, médecine du sport. Mieux, il est même maitrisable par des gens qui ne sont pas forcément médecins, mais disposant des rudiments des sciences médicales.

« Le Diagramme d’Achaibou » est aussi un outil de  raisonnement et de révision pour tous les étudiants en médecine, en plus du Diagramme de Davenport (1947) et celui de Van Ypersele de Strihou (1966) qu’il simplifie.

Qui est Farid Achaibou ?

Farid Achaibou est un Algérien. Il a étudié à l’Université de Harvard, à Boston, aux USA.  Il est spécialiste en physiologie cardio-respiratoire appliquée à la médecine spatiale, ce que lui a permis de devenir chercheur pour le programme de l’Agence Spatiale Américaine (NASA) et pour l’Agence Spatiale Européenne (ESA).

C’est un expert reconnu en Gaz du Sang et en biochimie respiratoire et métabolique. En sus de cela, Farid Achaibou est entrepreneur confirmé, pionnier des soins à domicile en Algérie (la Sarl Achaibou : la santé à domicile, fondée en 2006). Il est également fondateur, en 2010, d’ASAD, une société privée, présentée comme leader en France de la continuité des soins aux patients, pendant leurs séjours temporaires à l’étranger (respiratoire et dialyse à domicile).

 

 

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