Entretien

Mohamed Karim Metiba, candidat indépendant, liste ‘’Erraja’’, à Skikda :

«Conséquemment aux répercussions de la pollution de la zone industrielle, un centre pour cancéreux est une indispensabilité»

Législatives 2021-Ancien cadre dans le secteur de la pétrochimie doublé d’un militant associatif, Mohamed Karim Metiba a ajouté une autre facettes à son palmarès : se porter candidat aux législatives du 12 juin 2021, au sein de la liste indépendante ‘’Erradja’’.

Dans cet entretien, il nous livre à cœur ouvert son programme, sa vision des choses, ses perspectives.

Quelles sont les motivations de votre candidature aux législatives du 12 juin 2021 ?

Au début, c’était le Hirak du 22 février, auquel j’ai pris part durant prés de 9 mois. Ensuite, il fallait s’organiser. De cela, j’ai voté pour les présidentielles et le référendum sur l’amendement constitutionnel.

Ce sont là les préalables à ma candidature, à laquelle je peux ajouter l’encouragement des gens, particulièrement les jeunes, à aller vers les législatives.

Après avoir constaté que dans le milieu de mes proches, aucun n’a été intéressé par ces échéances électorales, je me suis décidé de m’impliquer. Heureux hasard, un ami m’a contacté pour faire partie d’une liste indépendante. Je n’ai pas hésité d’y répondre favorablement, convaincu qu’il faille aller vers le changement, on y mettant son grain de sel.

Sur quelle base vous avez constitué votre liste ?

En vérité je suis parmi les derniers à avoir intégrer la liste ‘’Erradja ‘’ traduction de ‘’le souhait’’. De prime abord, le choix de la composante est basé sur des critères d’honnêteté et de compétence, et de n’avoir pas auparavant fait partie d’un partie d’allégeance.

Il faut aussi préciser que ‘’Erradja’’ est une liste dont la raison d’être est de refléter les principes de l’identité musulmane.

Quel programme ‘’Erradja’’ présente pour ses échéances électorales ?

Notre programme est essentiellement basé sur les valeurs de l’humain. L’Homme (ce qui définit aussi bien l’homme que la femme) est le noyau autour duquel sera articulé toute action. Nous ne pouvons aller vers le changement sans qu’il y a ait des valeurs humaines.

Sinon, comme il est connu par tout le monde, le parlementaire a 3 missions essentielles. Premièrement, légiférer des textes de lois devant être bénéfique pour le citoyen de toutes obédiences et sensibilités politiques.

Deuxièmement, il contrôle les missions de l’exécutif, ministres à l’échelle nationale, et walis et chefs de daïra, localement.

Troisième mission, lever les préoccupations citoyennes et tenter de les résoudre en collaboration avec les autorités compétentes.

A Skikda, quelle sera votre démarche ?

Nous sommes nés et grandi à Skikda, connaissant bien ses problèmes, et nous avons tenté d’y apporter les solutions, sans qu’il y ait de notre part l’once d’une ambition politique.

Il est inadmissible que Skikda ne dispose pas d’un Centre hospitalier universitaire (CHU), ni d’un centre pour cancéreux, voire d’un hôpital pour les grands brulés, sachant que la Sonatrach (la zone industrielle) est bien implantée et a connu des incidents de triste mémoire, dont celui de la GL1K (le 19 janvier 2004, faisant 19 morts et 74 blessés).

Conséquemment aux répercussions de l’existence de la zone industrielle, un centre pour cancéreux est une indispensabilité. Nous allons s’y mettre pour décrocher ses 3 grands projets.

Justement, concernant la Sonatrach, et en dépit des recettes qu’elle génère pour le pays, il est à nos yeux, impératif qu’elle doit être délocalisée vers un autre endroit.

Son emplacement dans le milieu urbain, à quelques kilomètres de la ville, est inapproprié.

Depuis qu’elle y est, l’usager se déplaçant de la ville vers Larbi Ben M’hidi/Filfila, met prés de 45 minutes contre une dizaine de minutes avant son existence. Nous sommes pour que l’ancien itinéraire soit relancé, bien sûr en prenant en considération l’aspect sécuritaire.

Concernant le tourisme, il est inconcevable de toujours favorisé la construction d’établissement hôteliers aux tarifs des nuitées exorbitants, donc pas du tout à la portée des classes moyennes et des petites bourses.

Parmi nos grandes préoccupations à l’échelle nationale, la réforme du système éducatif.

On vous taxe d’être un islamiste ?

J’ai effectivement été accusé d’être un islamiste. Celui qui m’a accusé a été traduit en justice, contre lequel j’ai obtenu gain de cause. Le prophète Mohammed (Qssl) a justement recommandé d’accepter le prétendant marital dont on reconnait l’éthique et la piété. Donc, je ne vois pas ou est le mal d’être un islamiste ?

Pourquoi vous la voyez donc comme une tare ?

Non il faut préciser que la personne dont je parle, est allé loin en m’accusant d’avoir fait partie d’un parti islamiste. En vérité : vaut mieux d’être un islamiste que d’être traité de voleur ou un autre

Pourquoi  avoir choisi ‘’Erradja’’ comme titre de votre liste

Comme déjà déclaré, je suis venu en dernier, et je me dois d’épouser les causes de sa liste.

Essentiellement, le souhait est adressé à Dieu, auprès duquel nous souhaitons espoir et succès.

Abdelhamid Ben Badis, a par ailleurs dit : « Ya nachaaou entou rajaouna », (traduire par « notre progéniture, vous êtes notre souhait », NDLR)

Notre espoir c’est la jeunesse, mais aussi il se pourrait que ce soit elle que les fruits de notre labeur iront. Elle en sera le bénéficiaire.

Enfin, je dirais  qu’il ne suffit pas d’être un saint, mais d’être un réformateur.

Vos chances de gagner des sièges, comment vous les voyez ?

Nous restons confiants, car beaucoup de non-votants ont changé d’avis en consultant notre liste, décidant de se diriger vers les urnes pour voter en notre faveur.

Vos prévisions en sièges ?

Je dirais 2 ou 3 sièges

Bio Express

Mohammed Karim Metiba, est âgé de 60 ans, marié et à 3 enfants. Il est ingénier en Informatique, option Systèmes, mention très bien, promotion 1985.

Cadre à la retraite de la Direction général de l’Entreprise nationale des industries pétrochimiques (Enip), au sein de laquelle il a occupé le poste de Chef du service d’exploitation des systèmes informatiques (1989/2000).

Actuellement, et depuis 2015, il est gérant-adjoint du Bureau d’expertise maritime (Bemact).

La retraite bien méritée, Mohammed Karim Metiba est devenu un militant associatif, notamment sur les réseaux sociaux (Facebook), ayant à son actif la fondation de plusieurs groupes Facebook ‘’Necro Skikda’’ et ‘’Agir pour Skikda’’, et ce pour ne citer que ceux-là.

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