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Futuris Institute : première université algérienne privée d’enseignement hybride

Des pracadémiciens pour promouvoir l’entrepreneuriat technologique

Futuris Institute, l’université privée agrée par le ministère de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique (Mesrs), ayant entamé ses activités en janvier 2021, se particularise par un diplôme de Master en Entrepreneuriat  Technologique et d’Innovation (METI), délivré suite à un cursus d’enseignement de 24 mois touchant douze modules : intelligence artificielle (IA), block chain, big data, rapid prototyping, machine learning, et ce pour ne citer que les plus importants.

En volume horaire, la formation s’étale sur 120 heures théoriques par semestre et un nombre d’heures pratiques fixés selon les besoins de l’apprenant.

A cela s’ajoute la délivrance de certificats (formation qualifiante) d’une durée entre 3 à 6 mois, touchant aux technologies enseignées.

« Généralement au niveau de ce genre d’établissement, c’est la licence qui entame le cursus de formation. », tient à indiquer Lotfi Belkhir, co-fondateur (l’autre étant Mohamed Issaad, expert et formateur en développement des PME) et Directeur académique de Futuris Institute, que nous avons rencontré, hier 23 juillet 2022, au Business Center du Park Mall de Sétif, siège de l’université, à l’occasion du lancement officiel d’Arab IoT and AI Challenge, qui se tiendra du 10 au 14 octobre 2022.

Lotfi Belkhir a tenu également à ajouter que « dans notre cas, nous avions opté pour le Master comme sanction de la formation diplômante, exigeant des candidats, triés selon des critères rigoureux, d’être porteurs de licence ou plus. Huit étudiants ont déjà été admis et consommé une année de formation.»

Dans ce cadre, Samia Belabbas, responsable de l’Administration et de la Scolarité  de Futuris Institute, a tenu à préciser que « les candidats aux études à Futuris Institute ne sont pas élémentairement admis pour leur licence ou master, mais doivent être soumis à une présélection sous la houlette d’un comité de sages dument habilité, durant entre 30 à 45 minutes en présentiel. », avant d’enchainer : « Ils ne seront donc admis qu’après avoir répondu avec satisfaction à deux importantes conditions : leur niveau intermédiaire en langue anglaise car la formation est dans cette langue et, surtout, leur passion pour l’entrepreneuriat, particulièrement en détectant celle devant déboucher sur la création de leurs startups. »

 

Formation hybride : technologie et entrepreneuriat

Futuris Institute est, à ce jour, le seul établissement à opter pour une formation hybride : technologie et entrepreneuriat.

« Avant tout, les étudiants soucieux de suivre notre formation doivent choisir le projet qu’il compte réaliser. Notre objectif est justement de créer des leaders, et on ne crée pas des leaders par des instructions et même pas par la décision de trancher à leur place entre deux choix, mais plutôt par la liberté d’entreprendre en encourageant leur pouvoir décisionnel dans la gestion de leurs entreprises. », a souligné Lotfi Belkhir, ajoutant : « C’est  sortir des sentiers battus de la formation théorique et même pratique, qui ne contribuent pas, la seconde plus que la première citée, à former des leaders qui participent à la gestation et, partant, à la gestion de la startup qu’ils ont eux-mêmes créée. Nous ne voulons pas d’un cheval à trois jambes dans notre université.»

Concluant à ce sujet : « Futuris Institute vise l’objectif de mettre en place, à traves une formation multidisciplinaire dans les technologies émergentes, des équipes d’élite d’entrepreneurs technologiques capables de développer leurs propres produits, industrialisables à souhait, des startups technologiques. »

Les pracadémiciens en renfort pédagogique

Les pracadémiciens, terme anglophone identifiant une catégorie d’enseignants académiques disposant d’un savoir-faire et d’un parcours leur permettant d’assurer le volet pratique de la formation, et d’une manière assez singulière.

Une dizaine sont chargés de cette mission pour le compte de Futuris Institute, dont 6 du Canada, 2 des USA et 2 de l’Algérie ; la formation se tenant généralement en ligne.

Les tarifs à la hauteur de l’enseignement

Avec 650 000 DA par an comme tarif d’enseignement, donc 1, 3 millions de DA sur 24 mois, Futuris Institute met la barre intermédiaire entre ce qui se fait ailleurs et légèrement mieux par rapport à des écoles de formation versées dans la formation qui, souvent, n’aboutit pas aux objectifs escomptés.

La genèse : la nostalgie créatrice

Futuris Institute est tout d’abord l’histoire d’une rencontre entre des lycéens ayant formulé un rêve en… 1982, 37 ans après, soit en 2019, ils en lancent l’exécution. La nostalgie mise au service de la connaissance et du savoir et non de la lamentation et de la désolation passive.

Lotfi Belkhir, Mohammed Issaad et les deux Toufik, Douibi et Aliouane, c’est d’eux qu’il s’agit, étaient les élèves de la même classe Mathématiques au lycée Chahid Mohammed Kerouani, ex-Albertini.

Rentré au pays après 25 ans de séjour aux USA et 8 autres au Canada, gratifiée d’une somme indéniable d’inventions auxquelles Google et Microsoft ne sont pas restés insensibles (lire prochainement un article à ce sujet), Lotfi Belkhir relance un vieux rêve lycéen des moins de 20 ans.

Lotfi Belkhir

« Lycéens, nous avions déjà en tête un projet extraordinaire dans les domaines des sciences et des technologies, mais encore flou dans nos esprits. 37 plus tard, le rêve prit forme sous le nom de Futuris Institute, prolongement logique du vœu de trois d’entre nous, Douibi, Samia Belabbas et moi, d’avoir une Ecole de formation en entrepreneuriat, qui, elle, n’a pas pu voir le jour. », révèle Mohamed Issad, qui ajoute : « Futuris Institute a vu le jour grâce à la collaboration d’IVPME (cabinet conseil et veille pour le développement des PME ‘’petites et moyennes entreprises’’).»

De son coté, Toufik Alouani indique : « Le projet a été adapté au contexte algérien et le programme d’enseignement rendu conforme à la nomenclature des spécialités enseignées en Algérie. »

Concernant le programme d’enseignement, il n’est nullement importé : Lotfi Belkhir l’a déjà enseigné, en 2016, à l’université de MacMaster du Canada, l’une des 3 meilleurs dans ce pays et est considérée parmi les 100 meilleurs dans le monde.

Synergie diaspora/local

Les quatre fondateurs avec Samia Belabbas

Enfin, Futuris Institute illustre à merveille la synergie entre les compétences de la diaspora et les compétences locales. Un projet dont beaucoup en rêvaient mais dont quatre matheux de la classe du lycée Mohamed Kerouani a réalisé.

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