Artisanat

Association « Ghozlane li Chabab oua Tofola » : organise une exposition artisanale, les 20 et 21 décembre, à Alger

L’association "Ghozlane li Chabab oua Tofola", présidée par Souhila Boudjira, organise les 20 et 21 décembre 2025, à Alger, "L'exposition nationale sur le patrimoine culturel et les activités traditionnelles des jeunes", en collaboration avec la Direction de la jeunesse et des sports d’Alger, en présence exposants provenant de 10 wilayas

L’association de wilaya « Ghozlane li Chabab oua Tofola », présidée par Souhila Boudjira, organise en collaboration avec la Direction de la jeunesse et des sports et des loisirs d’Alger, les 20 et 21 décembre 2025, « L’exposition nationale du patrimoine culturel et des activités traditionnelles des jeunes», sous forme une exposition-vente au Centre culturel Mohamed Aissa-Messaoudi, à Hussein-Dey (Alger), consacrée à la promotion du produit local, réunissant 37 exposants issus de 10 wilayas du pays (Alger, Tizi Ouzou, Sétif, Béjaia, Blida, Bordj Bou Arreridj, Ghardaia, M’Sila, Médéa et Tlemcen). L’exposition vente comporte également 4  ‘‘gaadate’’ (s’attabler d’une manière traditionnelle, au ras du sol, sur un tapis local), pour déguster les plats traditionnels algériens, chacun propre à une région précise).

Trois prix à décerner : demain, 21 décembre, en clôture

L’exposition-vente, dont la clôture est prévue dans l’après-midi de demain, sera caractérisée notamment par la remise des prix aux trois lauréats récompensant le :

  • « Prix du meilleur plat traditionnel »,
  • « Prix du meilleur gâteau traditionnel »,
  • « Prix du meilleur stand ».

Organisée par l’association « Ghozlane li Chabab oua Tofola », la manifestation s’est imposée comme un espace de valorisation du savoir-faire national et de soutien aux initiatives productives locales. Durant deux jours, artisans, producteurs et porteurs de projets ont présenté une diversité de produits reflétant la richesse et la créativité des différentes régions. Il en ressort, toutefois, trois challenges majeurs.

Artisans dans l’expectation : trois défis en suspens

Le premier concerne la visibilité des produits locaux, souvent confrontés à un manque d’accès aux circuits de promotion et de distribution ; les artisans ne font généralement connaitre leurs produits que conjoncturellement (fêtes nationales et religieuses, ou lorsque des associations s’impliquent dans l’organisation d’évènements les sollicitant pour y prendre part). D’ailleurs beaucoup d’exposants ne disposent même pas de lieu sédentaire (local ou espace dans un hôtel ou la Chambre d’artisanat et des métiers de leurs wilayas respectifs) pour se distinguer.

Commercialisation périodique : frein à la rentabilité artisanale

Le deuxième challenge porte sur la commercialisation durable, en créant des opportunités de partenariats et en sensibilisant le public à l’importance d’un achat responsable et local. Pour cela, les lieux d’exposition et surtout la campagne médiatique liée à l’organisation de l’évènement, ainsi que la publicité visant à attirer le plus grand nombre possible de consommateurs, sont indispensables. Ce sont généralement les organisateurs et les institutions de l’État (lorsqu’elles sont coorganisatrices ou marraines de l’évènement) qui s’en occupent ; les artisans sont souvent ignorants des méthodes à adopter dans ce cas d’espèce.

Durablement égale aussi qualité et compétitivité

Quant au troisième challenge, il s’inscrit dans l’amélioration de la qualité et de la compétitivité, en encourageant les exposants à innover, à soigner la présentation et à répondre aux attentes du marché. Même minime, un encouragement est toujours le bienvenu pour un artisan qui investit dans ‘‘l’exécution de sa passion’’ : le fait de lui garantir une visibilité, passagère mais pouvant s’inscrire dans la durée, lui donnerait du baume au cœur !

Exposition-vente de « Ghozlane li Chabab oua Tofola » : le design et les produits du terroir à l’honneur

Biowoman : l’artisane et sa fille (à droite)

Outre la mise en exergue des produits locaux, l’exposition-vente de « Ghozlane li Chabab Oua Tofola » a permis des découvertes intéressantes :

  • Biowoman : une femme soutenue par ses trois filles, qui fait la fabrication du vinaigre à base de figue de barbarie et autres produits locaux ;
  • Lyan : le jeune Mohamed Chafie Khelifi, fashion designer, 21 ans et déjà 14 ans d’exercice dans la conception des poupées dédiés aux décors et comme référence pour les robes de mariées ;
  • M.Mehdi : une jeune spécialiste des produits sans gluten, notamment les gâteaux.

Le spectre de la carte d’artisan

À travers cette initiative, « Ghozlane li Chabab oua Tofola » confirme son engagement en faveur de l’accompagnement des artisans locaux, notamment, et ce, en les incitant, si cela est nécessaire pour l’artisan, de posséder une carte d’artisan.

« Pour cela, nous avions organisé la fois passée (à Baraki) une rencontre avec quelques artisans en présence du président et du directeur de la Chambre de l’artisanat et des métiers, ainsi que d’un cadre de la direction du tourisme et de l’artisanat, et d’un responsable de la Casnos (Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés), qui leur a permis de s’imprégner des modalités et des avantages d’obtenir une carte d’artisan. Et nous referrons cela chaque foi s que les autorité locales soient présentes à nos actions. »

Souhila Boudjirou, présidente de « Ghozlane li Chabab oua Tofola »

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