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 »Hanine »: Le danger du Jeu-Web combattu par des enfants

« Les enfants doivent préférer, utilement, les jeux éducatifs, et le faire durant le temps vide. Ils doivent se consacrer, tout d’abord et prioritairement, à leurs études. »

Tel est le message de la pièce de théâtre, ‘’Hanine’’, dont la générale a été présentée cet après-midi à la Maison de la Culture Mohamed-Serradj Skikda.

Coproduction du Théâtre régional de Skikda et de l’association ‘’Baraem Alfen Ettakafia’’ Skikda, ‘’Hanine’’ emballe par au moins trois aspects.

Le premier, le jeu des acteurs. A leur tête, Balkis Boukeloua (BB), jouant dans le rôle-titre. Femme-enfant à souhait, BB, a su, en dépit des appréhensions de mal jouer la guettant, de charmer, d’attirer et surtout, de porter haut le message que la réalisatrice, Asma Ben Ahmed, a voulu véhiculer.

Une mimique faciale impressionnante, une souplesse indécelable du passage de la peur à l’assurance, de la tristesse à la joie, de la grimace au rire, BB est une grande petite fille, qui a su, aidée par une musique adaptée aux gestes et gesticulations, occuper la scène, par des démarches lentes, désespérées ou rapides, selon le comportement à manifester.

Le deuxième aspect est l’emploi musical. Sur une musique de Salah Bendaif, Djalab Bouchalit, assistant à la mise en scène, a su en tirer une merveille, qui illustre avec brio la performance des acteurs, les accompagnant, mélodieusement et harmonieusement, dans leur évolution  émotionnelle et motrice.

A l’ambiance ‘’psychédélique’’, enfantine ou à la limite effrayante, l’emploi musical a donné, comme de coutume dans les productions de tous genre, une aura bien supérieure à celle s’il n’était pas bien maitrisée.

Le troisième aspect est les décors et les costumes utilisés, donnant une image gaie, enfantine et ‘’psychédélique’’ à la pièce. Balkis Boukeloua, pour les costumes, a, encore une fois, brillé.

Le quatrième et dernier aspect, est l’ambiance de sensibilisation qui se dégage de la pièce, l’atmosphère de sauver une enfance aux prises avec les dangers digitaux qui les guette, sans que la société cherche à les en délivrer. L’essentiel, comme personnifié par le commerçant, père de Hanine, peu scrupuleux de la qualité et de la valeur intrinsèque de ce qu’il commercialise. Ce qui l’importe, c’est l’argent. Une image reflétant, et en temps réel, la situation actuelle du monde : matérialiste et rarement idéaliste.

En revanche, l’aspect pédagogique qui doit etre affiné, à l’aide de psychologues et psychopédagogues. N’omettant pas, dans ce cadre, l’apport des responsables de cette pièce, à l’aide de l’Office national des droits d’auteur (ONDA), d’y remédier aux lacunes. Le second facteur, est l’emploi scénique. Il y manque cette occupation de la scène, digne du quatrième art. Les ombres chinoises et cette technique, puisé de Bertolt Brecht, de casser le mur théâtral, n’infirment pas ce que nous venons d’avancer.

‘’Hanine’’, a, quand même, réussi à nous clouer dans nos fauteuils, en dépit de la suffocation qui nous taraude, due à une salle non-climatisée.

Nizar et Balkis Boukeloua

Générique

Hanine : Pièce de théâtre pour enfants (5 à 12 ans), de 50 minutes.

Metteur en scène : Asma Ben Ahmed

Metteur en scène adjoint : Djalal Bouchelit

Chorégraphie : Asma Ben Ahmed

Scénographie : Balkis Boukeloua et Mehdi Bourouis

Musique : Salah Bendaif

Interprétation :

Balkis Boukeloua : Hanine (déjà cité)

Rahil Boukeloua : Fille des bonbons

Nizar Boukeloua : Alghaz (Devinettes)

Meriem Mohammed Ben Ali : La Poupée Barbie

Aymen Ben Ahmed : Le commerçant. Ce dernier a remplacé au dernier moment Souhaib Aissoub, ayant eu un empêchement personnel.

 

 

 

 

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